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Des lunettes de simulation pour mieux appréhender la basse vision

En France, plus de deux millions de personnes souffrent de basse vision. Depuis de nombreuses années, Optic 2000 a développé une prise en charge spécifique des personnes malvoyantes avec notamment l’ouverture de « Points Experts Basse Vision » en magasin. Dernière innovation en date : un coffret de lunettes de simulation qui permet à l’entourage de mieux comprendre la pathologie dont souffre son proche.

Coffret de lunettes de simulation basse vision

Lunettes de simulation basse vision

On dit d’une personne qu’elle est malvoyante lorsque l’acuité visuelle du meilleur œil, après correction, est inférieure ou égale à 3/10e, ou lorsque son champ visuel est fortement atteint. La malvoyance peut être liée à plusieurs pathologies oculaires comme la DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge), le glaucome ou la cataracte. Les personnes malvoyantes sont confrontées à des difficultés au quotidien, que leur entourage ne comprend pas toujours. Afin d’offrir une sensibilisation plus concrète et ludique de l’entourage, Optic 2000 propose une mallette de lunettes de simulation dans ses magasins spécialisés basse vision. Stephen Enriquez, opticien expert basse vision au Kremlin-Bicêtre (94) nous présente ce dispositif.

Trois pathologies irréversibles et parfois très handicapantes

Ces lunettes, imaginées par le collectif ReSanté-Vous, simulent trois pathologies visuelles graves, et malheureusement irréversibles ; la DMLA, le glaucome et la cataracte. Deux niveaux de simulation sont proposés pour chaque maladie, une atteinte sévère et une atteinte intermédiaire.

  • Pour la cataracte, les lunettes imitent une vision floue à toutes les distances. La personne a l’impression d’avoir un voile blanc devant les yeux. Elle a des difficultés pour se déplacer, mais aussi pour lire ou écrire.
  • Les lunettes de DMLA simulent une atteinte centrale de la rétine, un scotome qui oblige à utiliser la rétine périphérique dont les performances sont médiocres pour la vision fine et la perception des objets. Ainsi, non seulement la personne qui porte ces lunettes expérimente une baisse de l’acuité visuelle mais aussi une perte partielle de la vision des couleurs.
  • Pour le glaucome, les lunettes altèrent la vision de façon à ce que la personne voie les choses de manière plus diffuse. La perte de vision n’est pas centrale, elle couvre toute la rétine.

Un outil de sensibilisation performant

« Ces lunettes sont destinées aux accompagnants », précise Stephen Enriquez. Depuis quelques mois, l’opticien utilise la mallette, soit en libre-service pour informer le grand public, soit comme un outil de sensibilisation des familles. Cette seconde utilisation, guidée par l’opticien, permet aux proches de mieux comprendre et d’accepter la maladie dont souffre leur parent. « Ce qui est exprimé par une personne malvoyante est difficilement compréhensible pour une personne qui a un champ visuel intégral. Mais lorsque cette dernière est mise en situation, elle ressent l’inconfort visuel, la gêne qui atteint son parent. Elle comprend ses difficultés à s’orienter, à réaliser certaines tâches simples » explique l’opticien. Il est ainsi difficile de « décrire » ce que perçoit une personne qui perd la notion de contraste. Avec les lunettes et en testant la vision d’un objet blanc et d’un objet noir posés sur un carrelage blanc, la compréhension est immédiate.

La mallette vise ainsi à aider les familles à mieux accompagner leur proche, apaiser certaines tensions et balayer certaines incompréhensions.

 

Découvrez l’article de l’Observatoire de février 2017 sur : « Les opticiens spécialistes Basse Vision : une réponse à la malvoyance »

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