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Optic 2ooo réunit ses partenaires pour un voyage optimiste dans le Futur de la Santé

Le 21 juin dernier se tenait la 5ème édition de la Conférence annuelle du Groupe Optic 2ooo pour ses partenaires sur le thème « Le Futur de la Santé ». Une édition réinventée cette année, interactive et inspirante, placée sous le signe de l’optimisme et pensée avec l’aide de l’Institut des Futurs souhaitables[1].

Conférence_Futur de la SantéIls étaient 70 ce 21 juin après-midi au Zalthabar, ancien hôpital franco-britannique de Levallois-Perret, pour une nouvelle rencontre autour de la santé de demain. L’art de la prospective, « c’est savoir chiner les signaux faibles porteurs d’avenir », selon Mathieu Baudin, historien, prospectiviste et Fondateur de l’Institut des Futurs souhaitables, qui ouvrait l’après-midi avec quelques clés sur « l’art d’imaginer les futurs ».

Quels sont ces signaux faibles susceptibles de devenir la norme dans les prochaines années ? La désintermédiation, par exemple, qui a déjà fait de Uber le plus grand voiturier du monde sans aucune voiture en propre et d’Airbnb le plus grand hôtelier sans une seule chambre. C’est aussi la collaboration, qui s’avère bien plus efficace pour progresser en période de crise que la compétition, qui fonctionne surtout en phase de croissance. Dans le domaine de la santé aussi, le futur est déjà là : les pionniers présents le 21 juin ont présenté des projets innovants, des modèles réinventés qui ouvrent le champ des possibles.

 

Lutter pour l’accès aux soins

Pauline d’Orgeval a créé en 2014 deuxiemeavis.fr, une plateforme en ligne permettant d’accéder à un deuxième avis d’expert sur une maladie. Un site sécurisé pour soumettre à distance son dossier médical à un expert de sa pathologie, sélectionné par un conseil scientifique, qui délivre un avis en moins d’une semaine, avec une prise en charge par des mutuelles. « Déjà plus de 100 000 adhérents ont accès gratuitement à notre service, nous espérons en toucher bien plus ! », s’enthousiasme Pauline d’Orgeval. « C’est un soulagement quand on a un problème de santé grave d’avoir l’assurance d’être bien diagnostiqué, ce qui permet ensuite d’être bien soigné ». En Suède, en Suisse ou en Allemagne, le droit à un second avis est même inscrit dans la loi. Pour l’entrepreneuse, pouvoir bénéficier d’un deuxième avis d’expert en ligne, c’est aussi et surtout s’attaquer à l’inégalité d’accès aux meilleurs spécialistes qui découle de facteurs géographiques et du capital social ou relationnel.

Découvrez l’intervention de Pauline d’Orgeval, co-fondatrice de deuxiemeavis.fr :

 

L’Ecole des Arts et Métiers de Paris, située au cœur de la capitale, à quelques mètres des plus grands centres de soins du pays, s’apparente pourtant à un désert médical. Pourquoi ? Parce que les étudiants éloignés de leur famille s’éloignent aussi de leur médecin traitant. Pour reconnecter les étudiants à leur santé, Simon d’Hénin, enseignant et chef de projet au Centre Michel Serres, a implanté une cabine de téléconsultation médicale et Centre Média Santé dédié aux besoins spécifiques des étudiants : des horaires aménagés en dehors des heures de cours, de l’information ciblée abordée sans détour (gestion du stress, sommeil, les infections sexuellement transmissibles, etc.). Cet espace physique s’accompagne d’une plateforme en ligne, permettant aux étudiants de prendre rendez-vous en cabine de téléconsultation ou bien directement chez un médecin partenaire du quartier. À l’issue de cette expérience, 60 % des étudiants ne disposant pas encore de médecin traitant sur Paris en avaient identifié un.

Découvrez l’intervention de Simon d’Hénin, initiateur du Centre Média Santé :

 

Miser sur le collaboratif

Business, conscience citoyenne et innovation santé sont réconciliés avec François Bottolier-Depois, Directeur de la Fabrique des Territoires Innovants (FTI). L’idée de la FTI est de faire de l’entreprise un « bien commun », au service du plus grand nombre, notamment dans le secteur de la santé. La Fabrique crée et soutient des projets collaboratifs, ancrés au cœur des territoires, et qui partent des besoins des usagers en les impliquant au maximum. C’est le cas d’InnoVill’Âge, une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) située à Guéret, le territoire le plus âgé de France. InnoVill’âge rassemble des acteurs privés et publics du territoire, la MGEN, l’agglomération du grand Guéret, l’Université de Limoges, une start-up de rénovation de maisons individuelles (EP) et un pétrolier (Picoty). De cette coopération sont nées des solutions pour permettre aux personnes âgées de rester le plus longtemps possible à leur domicile : un pack connecté, reliant les services énergétiques, les services sociaux à la personne et les aidants ou encore un dispositif invitant les personnes à pratiquer des activités physiques.

Découvrez l’intervention de François Bottollier-Depois, directeur de la Fabrique des Territoires Innovants :

 

Docteur en biologie de 29 ans, Thomas Landrain a fondé La Paillasse, le premier laboratoire de recherche ouvert à tous, sans condition de domaine d’expertise ou de formation académique. Car pour Thomas Landrain, « il n’y a pas de monopole pour les grandes idées », qui prolifèrent au contact de la diversité. C’est donc avec des biologistes, mais aussi des ingénieurs, des designers, des sociologues et même des artistes que les travaux de La Paillasse peuvent aboutir à des résultats remarquables. Les sujets de recherche sont eux aussi parfois atypiques : tests génétiques low-cost, thermosenseur totalement biodégradable, encres issues de bactéries à « faire pousser » chez-soi ou encore textiles développés à partir de celluloses bactériennes.

Dernièrement, La Paillasse s’est attaquée au sujet de l’épidémiologie du cancer avec un programme de recherche scientifique entièrement ouvert, réalisé en partenariat avec les laboratoires Roche. Plus de 300 personnes ont pu contribuer collectivement à ce programme, à partir de données et d’outils mis à leur disposition en open source. Ils se sont auto-organisés et ont donné naissance à une quinzaine de projets à la croisée du big data et de la médecine, pour une meilleure compréhension de l’épidémiologie du cancer.

Découvrez l’intervention de Thomas Landrain, fondateur de La Paillasse :

 

[1] L’Institut des Futurs souhaitables est une organisation à but non lucratif dont la vocation est de réhabiliter le temps long dans les décisions présentes et d’inspirer le débat public de futurs souhaitables. À la fois laboratoire, fabrique à idées et atelier, l‘IFs se définit comme un Fab Lab intellectuel, un espace partagé et hybride de réflexion, d’expérimentation et de création où chacun dans son champ d’activité pourra trouver les outils et ressources nécessaires pour Réinventer. www.futurs-souhaitables.org 

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