Optic 2000 - Observatoire de la santé visuelle & auditive
Accueil > Le point sur… > Focus sur un sujet clé en santé visuelle et auditive > Optic 2000 a 50 ans : être opticien hier, aujourd’hui et demain

Optic 2000 a 50 ans : être opticien hier, aujourd’hui et demain

Depuis la création d’Optic 2000 en 1969, le métier d’opticien s’est largement transformé, suivant les évolutions technologiques et les besoins de la clientèle. Forts des innovations portées par l’enseigne et de son implication en soutien de la recherche, les opticiens se sont aussi beaucoup professionnalisés, avec un rôle « santé » de plus en plus reconnu.

« Mes parents étaient opticiens Optic 2000, j’ai grandi dans le magasin que j’ai repris, en 1987, après avoir passé mes diplômes ». C’est dire si Alain Lachaux, associé Optic 2000 de longue date avec ses magasins de Drancy et de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, a bien en tête les évolutions qui ont marqué le métier depuis cinquante ans. « De lunetiers, nous sommes de plus en plus reconnus par la clientèle comme des professionnels de santé diplômés, des optométristes », note-t-il. La première évolution notable selon lui, c’est bien celle de la spécialisation de plus en plus grande. Les formations se sont multipliées pour les associés et les salariés. « Que ce soit sur les verres, les lentilles, l’informatique, les spécificités de la prise en charge des enfants… Les opticiens de l’enseigne bénéficient d’une formation minimum par an, validée par un certificat de qualification professionnelle », explique le responsable. « Cela enrichit considérablement le métier, chacun se spécialise », abonde Richard Robin, associé avec deux magasins à Talmont-Saint-Hilaire et au Château-d’Olonne, en Vendée.

D’où une forte maîtrise technique, sur les montures, les verres et les lentilles. « Dans les années 1970, les montures étaient devenues un accessoire de mode. Maintenant, elles vont faire partie intégrante de la high-tech, avec par exemple chez Optic 2000, les nouvelles montures Prudensee visant à prévenir l’endormissement au volant, une offre qu’il faut savoir expliquer aux clients », illustre Alain Lachaux.

Une dimension santé de plus en plus importante

Le métier d’opticien a dû s’adapter aux nouveaux besoins d’une population de plus en plus sujette à la fatigue visuelle. « Avant, les gens venaient uniquement pour des équipements visuels. Aujourd’hui, leurs besoins ont évolué avec le travail sur les écrans, source de stress et de fatigue visuels. Même les agriculteurs sont toute la journée sur des GPS pour leur cartographie », souligne Richard Robin, dont le magasin propose un « vision spa Nikon », de la relaxation visuelle associée à de la réflexologie, un atelier très apprécié.

En parallèle, la prévention visuelle s’est développée. Les opticiens interviennent de plus en plus dans les entreprises, dans des résidences pour seniors ou les EHPAD, ou encore lors de colloques de prévention organisés par les mairies ou des complémentaires santé. « Une façon aussi d’assoir notre professionnalisme, de ne plus être vus simplement comme des vendeurs de lunettes », apprécie Richard Robin. Cette position de première ligne pour la prévention, voire pour le dépistage de certains troubles, a bien été confirmée par la réforme de la loi Santé de 2016. À compter de cette date, l’opticien a été autorisé à adapter les corrections dans le cadre du renouvellement d’ordonnance dans des délais fixés, après réalisation d’un examen de la réfraction en magasin.

Un volet santé de la profession mis en avant par Optic 2000, devenu mécène de l’Institut de la Vision en 2009 et qui a ouvert le premier centre basse vision CECOM la même année. « La basse vision, c’est vraiment un engagement important pour une population vieillissante et une spécialisation de plus en plus incontournable pour les opticiens. C’est un investissement en temps, puisqu’il faut parfois se déplacer à domicile, mais c’est valorisant et passionnant », estime Alain Lachaux. Toutes ces compétences reconnues placent l’opticien au cœur d’un réseau de santé, main dans la main avec les ophtalmologues, les complémentaires santé, voire les pharmaciens. « Notre exigence de sérieux et de qualité, par la certification AFNOR, a aussi joué, notamment dans les relations avec certaines mutuelles à réseaux fermés », précise Alain Lachaux.

Un avenir plus digital et plus qualitatif

Optic 2000 mise sur l’innovation, en collaborant par exemple avec des start-up et des incubateurs d’entreprises, pour inventer de nouvelles offres et de nouveaux services. Si l’innovation foisonne en santé, avec le développement d’objets connectés ou de programmes de prévention, elle entend également révolutionner la relation client, avec déjà le visagisme en réalité augmentée et la prise de mesures électronique. « Nous sommes passés à cette prise de mesures électronique depuis 5 ans, obligatoire avec les nouveaux verres. La digitalisation ne doit pas par contre occulter le rapport direct, les clients ont toujours besoin du contact et du conseil des opticiens », rappelle Richard Robin.

Un conseil qui va s’avérer de plus en plus crucial avec la mise en application du reste à charge zéro en 2020. Pour promouvoir des verres de bonne qualité au meilleur prix, l’expertise de l’opticien va être décisive. D’où l’intérêt de renforcer les interventions de sensibilisation hors magasins sur des aspects techniques ou de santé. « Les verres optiques sont des objets de haute technicité, au même titre qu’un appareil photo par exemple, ce que les gens ne savent pas. Il nous faudra partager cette connaissance », milite Richard Robin.

Ne manquez pas les derniers articles de l'Observatoire de la santé visuelle et auditive.
> Inscrivez-vous à la Newsletter mensuelle.